De combien d’heures de sommeil avons-nous besoin, et ce, à chaque étape de notre vie ?

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Une question d’importance, car dormir est aussi vital pour l’humain que manger, boire et respirer. Mais nombreux sont ceux prêts à couper dans leurs besoins essentiels en sommeil pour consacrer du temps à d’autres activités. Quand passer une bonne nuit et se sentir pleinement reposé devient l’exception…

Aux États-Unis, la Fondation nationale du sommeil a réuni 18 scientifiques et chercheurs pour tenter de débroussailler la question de la durée du sommeil. Deux ans durant, les panélistes — parmi lesquels six spécialistes du sommeil — ont passé au crible 312 études publiées dans des revues scientifiques entre 2004 et 2014, pour en arriver aux recommandations suivantes (par tranche d’âge) :

– Nouveau-nés (0-3 mois) : entre 14 et 17 heures par jour
– Nourrissons (4-11 mois) : entre 12 et 15 heures par jour
– Tout-petits (1-2 ans) : entre 11 et 14 heures par jour
– Jeunes enfants (3-5 ans) : entre 10 et 13 heures par jour
– Enfants (6-13 ans) : entre 9 et 11 heures par jour
– Adolescents (14-17 ans) : entre 8 et 10 heures par jour
– Jeunes adultes (18-25 ans) : entre 7 et 9 heures par jour
– Adultes (26-64 ans) : entre 7 et 9 heures par jour
– Adultes âgés (65 ans et plus) : entre 7 et 8 heures par jour

Le nombre exact d’heures de sommeil nécessaire dépend du style de vie et des besoins individuels de chacun, dit l’étude. Certains seront productifs et heureux avec sept heures de sommeil au compteur, alors que d’autres s’appuieront sur la caféine pour passer à travers la journée lorsqu’ils n’ont pas au moins neuf heures de dodo derrière eux. D’autant que certains facteurs extérieurs, tels que les boissons énergisantes et les lumières extérieures — dont celle des dispositifs électroniques —, peuvent influer sur le rythme circadien.

À ceux qui seraient tentés de mieux réguler leur temps de sommeil, Max Hirshkowitz, président de la Fondation nationale du sommeil, suggère une petite expérience : prenez la fourchette d’heures de sommeil correspondant à votre tranche d’âge, trouvez le juste milieu, notez comment vous vous sentez au réveil, pendant la journée et en fin de soirée, puis ajustez à la hausse ou à la baisse le nombre d’heures initial.

Pour Sciences et Avenir, Arnaud Rabat, chef de projet dans l’Unité fatigue et vigilance de l’Institut de recherche biomédicale des Armées, propose une autre expérience. « Le plus simple est de tenir un agenda du sommeil pendant une période sans (ou avec peu) de contraintes professionnelles et familiales. Idéalement, la deuxième semaine de vos vacances. L’absence de contraintes va vous permettre de dormir le temps qui correspond le mieux à vos besoins physiologiques ! »

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